Un silence ne se brise pas.
#MetooArmée
Il y a 10 ans sortait le livre de Julia Pascual et Leila Minano « La Guerre Invisible » dénonçant les violences sexuelles dans l’armée française et l’impunité face aux actes commis. J’avais accompagné leur enquête et photographié des femmes victimes. Au lendemain de la sortie de l’enquête, un vrai coup de poing, le ministre de la défense, Jean Yves Le Drian, commandait une enquête interne et un rapport. En à peine un mois, 170 cas de harcèlement et agressions sexuelles avaient été répertoriés. Le ministre déclarait alors aux micros des chaînes de télévision: « L'objectif pour les armées françaises c'est la tolérance zéro, elles doivent être exemplaires ». Mais en mars 2024 éclatait le #metoo des armées, avec le témoignage et le visage d’une ancienne militaire, Manon Dubois. Face à l’afflux de témoignages de victimes, les mots d’hier sont un aveu d’échec. Ou d’aveuglement ?